Les langues en thérapie
Chaque langue est une porte ouverte sur une nouvelle manière d’exprimer qui nous sommes.
De nombreuses études montrent combien la langue influence notre façon de nous raconter et de nous relier à nos émotions.
Pour beaucoup, s’exprimer dans sa langue maternelle permet un accès plus profond et plus spontané aux pensées et aux émotions, et aide à se reconnecter à sa propre histoire.
D’autres études récentes suggèrent que le fait de travailler avec un psychologue dont la langue maternelle est différente de la sienne peut également enrichir le processus thérapeutique.
La reformulation et l’attention portée au langage non verbal favorisent alors une communication plus créative et émotionnelle.

L’utilisation des images
Les récits que nous nous répétons sans cesse peuvent se transformer en schémas rigides qui nous bloquent et dont il est difficile de se libérer.
Parfois, l’utilisation des images est un moyen d’entrer en contact avec des émotions qui peinent à émerger et de revoir notre récit sous des angles différents.
L’usage d’outils visuels, tels que les cartes Dixit, permet une exploration libre et ouverte. Les images deviennent un objet flottant : elles ne nécessitent pas d’explication logique mais aident à canaliser ce qui semblait inexprimable (Cappellini & Covelli, 2025).
Cette approche s’inspire des idées de Carl Jung et James Hillman, qui considéraient les images et symboles comme des passerelles vers des niveaux plus profonds de la psyché.
Il ne s’agit pas d’imposer des interprétations rigides, mais de nouer une relation avec ces images, permettant ainsi l’émergence naturelle de nouveaux sens.
Recherches et publications
Étude qualitative des trajectoires de transformation psychosociale chez les adultes
La recherche se concentre particulièrement sur l’évolution du processus créatif chez les femmes. Cette étude remet en question un récit dominant, notamment dans le contexte socioculturel italien, mais pas seulement, où le vieillissement est associé à la perte. Elle propose aussi des nouvelles pistes sur les aspects de la croissance personnelle et créative liés à la phase de vie s’ouvrant après 50 ans.
(Cappellini & Covelli, 2025, Journal of Women & Aging)
Conscience, mindfulness et neurosciences
Cette revue de la littérature explore la manière dont la pensée contemporaine aborde les questions de la conscience et du libre arbitre — des enjeux de plus en plus centraux à notre époque. Je considère que l’un des principaux défis de la psychologie consiste à aider chacun à trouver sa manière authentique d’être, au cœur des changements et de l’incertitude du monde actuel.
Si les neurosciences révèlent les racines biologiques de nos pensées et la nature inconsciente de nos décisions, comment pouvons-nous encore faire l’expérience de la liberté et de l’individualité?
Ce travail réunit des perspectives issues des neurosciences, de la philosophie et de la pratique de la pleine conscience, afin d’explorer comment les données empiriques peuvent rencontrer l’expérience vécue de l’être humain.
(Cappellini, 2022)
Ces recherches contribuent à une vision de la psychologie qui allie pratique clinique et réflexion scientifique, visant à mieux comprendre les processus de changement et de croissance personnelle.
Pour plus d’informations, contactez-moi à psy.annacappellini@gmail.com
Les théories de référence
Psychologie existentielle
La psychologie existentielle tire son origine de la pensée de Martin Heidegger, notamment de son œuvre de 1927 Being and Time. La nature de l’homme n’est pas déterminée par les événements passés mais consiste en « son être en tant que possibilité ». Nous sommes insérés à chaque instant dans le processus du devenir ; tout est changement et transformation, et rien n’est fixe ni déterminé. Cette perspective nous invite à considérer la vie humaine à travers une approche téléologique — guidée par ce vers quoi nous tendons — plutôt qu’à travers une approche causale qui nous limite à ce qui a déjà été.
Psychologie de la santé
La psychologie de la santé est une discipline située entre la psychologie clinique, la médecine et les sciences sociales. Elle étudie les processus psychologiques, comportementaux et socioculturels influençant la santé et la maladie. En collaborant étroitement avec les médecins, les psychologues jouent un rôle clé dans la personnalisation des interventions thérapeutiques, l’amélioration de la qualité de vie des patients et le renforcement de l’efficacité globale des traitements. Cette approche intégrée garantit une prise en compte à la fois de l’esprit et du corps, conduisant à des soins plus efficaces et empreints de compassion.
Psychologie narrative
La psychologie narrative repose sur l’idée que nous construisons notre identité et donnons sens à nos expériences à travers les histoires que nous racontons sur nous-mêmes. La maladie, qu’elle soit psychique ou somatique, au-delà d’être un fait biologique, est aussi un élément biographique qui rompt la continuité de notre narration personnelle. Par conséquent, l’expérience de la maladie doit être comprise et intégrée dans sa propre histoire de vie. La narration devient un espace de construction de sens, où le psychologue aide la personne à explorer et à retisser son histoire. Dans ce processus, le sens est co-créé au sein de la relation thérapeutique.
Psychologie positive
La psychologie positive s’appuie sur une vision de la croissance personnelle et du bien-être global, pertinente aussi bien dans le domaine clinique que dans la vie quotidienne. Elle vise à cultiver les forces individuelles, à encourager les émotions positives et à favoriser un sentiment plus profond d’épanouissement — plutôt que de se concentrer uniquement sur la maladie ou le dysfonctionnement. Cette perspective nous invite à reconnaître notre capacité de résilience et d’épanouissement. Carl Jung peut être considéré comme l’un de ses premiers pionniers : son concept d’individuation décrit le processus, tout au long de la vie, par lequel chacun apprend à mieux se connaître et à s’accepter pleinement.
Croissance post-traumatique
La croissance post-traumatique est l’un des concepts fondamentaux qui sous-tendent la psychologie positive. Cette théorie est étayée par un corpus croissant de littérature scientifique mettant en évidence une transformation qualitative du fonctionnement d’une personne suite à un traumatisme. Selon ce modèle, le traitement émotionnel et cognitif d’un événement stressant peut conduire au développement d’outils et de stratégies favorisant le bien-être individuel. Les caractéristiques de l’événement traumatique, les traits individuels et les facteurs environnementaux sont des variables importantes qui influencent la croissance post-traumatique.
Ethnopsychotherapie
L’ethnopsychothérapie reconnaît l’influence de la culture sur notre développement psychologique et sur la manière dont nous vivons la détresse ou la maladie. Nos symptômes et notre souffrance s’inscrivent toujours dans un contexte social et culturel. Grâce à une écoute authentique et au respect de l’histoire et des origines de chacun, la thérapie devient un chemin partagé vers la guérison et la compréhension.
Numéro RPPS : 10111566484
Le psychologue est soumis à un code de déontologie. Le numéro RPPS atteste que le praticien est un psychologue clinicien autorisé et certifie son identité professionnelle.
Numéro délivré par le Ministère de la Santé et de la Prévention.
